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Article en rapport

Prépondérance de la MMP

Sur les théories actuelles concernant le retour sanguin :

  • Les lois mathématiques sur la dynamique des fluides est en contradiction avec les théories classiques sur le retour veineux.
  • Si le coeur s'arrete le sang continue a couler dans les veines pendant quelques instant (vaisseaux profond).
  • Si l'on coupe les veines superficielles de l'avant bras le sang ne coule qu'après un certain laps de temps.

 

Sur les autres théories ostéopathique concernant les théories fasciales et crânienne :

  • Les théories ostéopatiques concernant un mrp d'origine intracrânienne sont incompatible avec la réalité concernant les pressions locales.
  • Les théories ostéopatiques concernant un mrp d'origine tissulaire ne sont pas étayées contrairement

Sur les théories actuellement admises concernant l'élaboration du tonus musculaire :

 

Les traitements des «jambes lourdes»

Les traitements des « jambes lourdes » entraînent généralement une sédation immédiate et totale des sensations de lourdeur.

Le traitement nécessite plusieurs séances, d’abord espacées d’une semaine, puis de quinze jours et enfin d’un mois. En effet des traitements est transitoire dans un premier temps, mais il y a sommation de la durabilité des effets vasculaires de séance en séance.
Les séances seront alors renouvelées tous les deux à six mois, cette périodicité étant fonction des saisons (fortes chaleurs), et de l’hygiène de vie des patients.

Les techniques utilisées sont particulièrement douces et pratiquées dans le contexte d'une séance normale et globale d'ostéopathie.

Ces techniques ont étés soumises à des évaluations statistiques, elle représentent le traitement le plus efficace connu à ce jour en ce qui concerne la cessation des sensations de jambes lourdes ainsi que la durabilité de l'effet des traitements.

 

Champs d’action spécifiques de l’Ostéopathie Hémodynamique

L’ensemble du domaine de l’ostéopathie est généralement amélioré.

L’intégration des lois de la MMP à l’Ostéopathie, ainsi que la mise en place de nouvelles techniques permet aux thérapeutes d’appréhender différents symptômes liés aux troubles du tonus musculaire lié à la MMP. Les symptômes de retour vasculaires et lymphatiques en découlent naturellement.

Il s’agit par exemple :

- Des sensations de jambes lourdes .
- Des lymphœdèmes fonctionnels.
- Des impatiences des membres inférieurs.
- Des fibromyalgies.

- Des crampes.
- Des crampes nocturnes.
- Des courbatures.
- Du syndrome de Raynaud.
- Des épines calcanéennes ou achilléennes.

 

 

 

Tests MMP

Nous vous proposons quelques tests vous permettant de vérifier la réalité de la MMP ainsi que quelques-unes de ses caractéristiques. Nous avons choisi les tests les plus simples et les plus faciles à réaliser. La palpation de la MMP demande parfois une grande attention de la part de celui qui teste, notamment au moment de la prise de contact avec le muscle ; après un délai de quelques secondes la perception devient plus évidente. Nous vous conseillons tout d'abord de visiter les pages "Description de la MMP" et "Palpation de la MMP" de notre site.


Ces tests pourront nécessiter certains accessoires, notamment un chronomètre, mais seront également utiles : des aimants, des aiguilles d'acupuncture, du chaud (moxa), du froid (glace, spray cryogène).

 

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Récapitulatif des connaissances

Circulation de retour
Circulation des fluides
Sang veineux, L.C.R., lymphe.

>> Récapitulatif des connaissances biologiques et physiologiques
concernant le retour du sang vers le cœur (retour veineux) :

- Étant donné la faible épaisseur des fibres musculaires lisses des veines et leur faible abondance, l’action veino-motrice quand elle existe est tout à fait limitée.

- Les veines comportent des valvules s’opposant au reflux du sang.

- On note que lorsque l’on ligature une veine, la pression augmente de façon significative au-delà de la normale habituelle (jusqu’à la hauteur de la pression artérielle).

- Quel que soit le point du système veineux exploré, la pression qui assure l’écoulement du sang est basse, inférieure à 1,5 cm Hg (pression sanguine à la sortie du capillaire).

- On note comme pression veineuse en mm Hg sur un sujet étendu.

Veine mésentérique + 14,5 cm Hg
Veine rénale + 11 cm Hg
Veine splénique + 10,5 cm Hg
Veine saphène + 7,5 cm Hg
Veine fémorale + 5,5 cm Hg
Oreillette droite - 3 cm Hg


- La pression régnant dans les veinules n’est que la transmission de celle régnant dans les artérioles à travers le système alvéolo-capillaire. - Dans une expérience sur un chien curarisé (de façon à supprimer toute contraction des muscles striés squelettiques), faite à thorax ouvert afin d’éliminer la dépression thoracique et avec une ventilation pulmonaire artificielle, nous n’aurons donc pas de contraction musculaire. Malgré tout, la circulation de retour se fait de façon satisfaisante et continue même quelque temps (quelques secondes) après l’arrêt cardiaque par excitation du nerf pneumogastrique. On tente d’expliquer ce phénomène par le retrait élastique des artères, artérioles et des capillaires qui évacuent le sang vers les veines.

- La dépression intrathoracique est de :

– 7 cm H²O en expiration
– 14 cm H²O en fin d’inspiration
– 20 cm H²O en inspiration forcée.

- Les contractions des muscles squelettiques sont considérées comme ayant un effet très favorable pour le retour veineux. La pression considérable entre les fibres musculaires comprime les vaisseaux en les vidant. La pression des muscles squelettiques s’exerce au-delà des capillaires et des veinules, sur les veines de plus gros calibre qui cheminent entre les faisceaux musculaires.

- L’expansion systolique artérielle (jugée très accessoire) lors de la systole cardiaque : La pression du sang dans les artères va écraser les veines perpendiculairement, les exprimant ainsi.

- Chez l’homme debout, la pression atteint de 90 à 120 cm d’H²O dans la saphène interne au niveau de la malléole, cela en dépit des valvules.

- Les veines sont munies de valvules ou "nids de pigeon" (Fig 1). Ces valvules empêchent le sang de revenir en arrière, elles forment un système anti-retour. La théorie classique veut que lors des contractions musculaires, les veines soient aplaties expulsant ainsi le sang vers le cœur, au relâchement musculaire les veines se rempliraient de nouveau.

Fig.1 La contraction des jumeaux chasse le sang veineux vers le haut, les valvules servant de clapet anti-retour. Schéma d’après Moore-Dalley(4).Fig. 1 -La contraction des jumeaux chasse le sang veineux vers le haut, les valvules servant de clapet anti-retour.
-Schéma d’après Moore-Dalley(4).

 

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Les chaînes musculaires

Depuis Kabbat et Mézières, les principes des chaînes musculaires ont évolué de façon significative. Nous retenons principalement ici deux conceptions qui pourraient sembler diamétralement opposées.

L'une prise dans le champ de l'objectivité et marquée du travail de précision de Léopold BUSQUET et l'autre évoluant dans le champ de la subjectivité et teinté de l'intuition de Godelieve DENYS-STRUYF.

Nous sommes en présence de deux approches scientifiques différentes :

  • De celle qui traite de ce qu'on sait rigoureusement.
  • De celle qui traite des probabilités.

C'est avec la deuxième option que Godelieve Denys-Struyf fit le lien entre chaînes musculaires et médecines chinoises.

Et comment pour un ostéopathe ne pas pressentir le lien entre les chaînes musculaires et les méridiens d'acupuncture ?

Même s'il est très difficile de les superposer, le calque parfait entre ces deux conceptions n'apparaît pas encore, mais il n'est plus tout à fait opaque... La MMP répond déjà à bien des questions et elle ouvrira encore d'autres portes. La MMP, les chaînes musculaires, la relation soma-psyché ouvrirons la voie d'une ostéopathie holistique, nous approcherons de bien plus près les origines du symptôme après la frontière psyché-soma.

Si nous considérons les deux types de pathologies présentant :

  • Des lésions fonctionnelles (les plus répandues).
  • Des lésions cellulaires irréversibles

Les médecines énergétiques (Ostéopathiques et Chinoises) seront les plus à même d’apprécier les mécanismes du symptôme et leur résolution dans le champ somatique.

Progressivement elles se positionneront en médecines de premières intentions en cas de "lésions fonctionnelles", et accompagneront au mieux les traitements adaptatifs médicamenteux lors des lésions cellulaires irréversibles.

 

Mécanique crânienne & tissu cérébral

La pression dans tout capillaire du corps avoisine les 15 mm Hg, toute augmentation périphérique perturbe fortement les échanges locaux.

C'est également le cas pour la cavité crânienne, l'homéostasie locale ne tolère pas la moindre augmentation de pression. Dans le cas d'hypertension intracrânienne (HIC), la pression du LCR (Liquide Céphalo Rachidien) passe le seuil des 15 mm Hg entraînant le tableau clinique connu. Ces différentiels de pression sont infiniment trop faibles pour que nous puissions les percevoir à la main.

Une "mobilité cérébrale" ne pourrait créer une augmentation de pression suffisante pour que nous puissions la ressentir au niveau de la boîte crânienne. De surcroît cet excès de pression au sein du tissu cérébral serait réparti de façon uniforme au niveau du LCR ce qui n'engendrerait pas un double positionnement du crâne (flexion / extension), mais un "gonflement et dégonflement" de celui-ci.

Nous vous conseillons également l'étude du texte de Jean-Claude HERNIOU sur le Mécanisme Respiratoire Primaire qui laisse peu de chance à la théorie d'un moteur interne pour la dynamique crânienne.

La mobilité du crâne que nous percevons ne peut être d'origine interne !

La motilité articulaire crânienne a la même origine que la motilité des autres articulations du corps et ceci pour la même raison : le drainage de la lymphe... Nous en déduisons donc la grande importance de l'équilibre de ces flux et de la qualité de l'amplitude de la motilité crânienne pour l'homéostasie locale.
 

MMP 1 - La Motilité Musculaire Permanente

Une question restait à ce jour sans réponse :

Par quel mécanisme le sang veineux remonte-t-il vers le cœur lorsque l’activité musculaire est théoriquement nulle ?

Ou alors, en cas de paraplégie, de coma ou lors de notre sommeil, l’activité musculaire est en principe quasi inexistante et la force d’aspiration de l’oreillette droite du cœur est négligeable.

Et pourtant ce n’est pas la réalité...

Comment chez un paraplégique flasque (nerfs sectionnés) maintenu debout, le sang passant par les capillaires du pied peut-il remonter jusqu'à l'aine?

 

 

En sachant qu'à la sortie du capillaire la pression veineuse résiduelle est très faible, environ 1,5 cm Hg et que la hauteur du membre inférieur avoisine 100 cm.
C’est donc entre le capillaire et la racine de la cuisse que se trouve notre solution.
Nous connaissons bien les forces qui agissent lors de la participation active des muscles :

Ils chassent le sang de façon soit intrinsèque soit extrinsèque :

De façon intrinsèque

Le muscle en se contractant va chasser le sang qu’il contient dans ses veinules, ce dont nous pouvons nous rendre compte lorsque le praticien comprime le mollet lors d’un examen doppler.

De façon extrinsèque

Lorsque de par son activité, le muscle comprime une masse liquidienne à proximité, notamment le diaphragme thoracique qui en comprimant l’abdomen va faciliter le drainage des organes sous-jacents : foie, intestins, etc.

D’autres explications ont été données avec plus ou moins de réussite, nous les avons commentées dans l'article "Circulation de retour, Circulation des fluides, Sang veineux, L.C.R., lymphe", que vous pouvez consulter sur ce site.

La MMP est l’activité musculaire lorsque le muscle est en principe au repos

C'est ce que tout ostéopathe peut sentir sous sa main quand elle est posée sur un muscle :

Celui-ci se gonfle et se dégonfle périodiquement.

En effet, le volume du muscle augmente dans les trois plans de l’espace, et lors de faibles contractions, il voit son volume diminuer inversement. Nous avons établi un protocole de palpation simple qui pourra guider ceux désireux de percevoir ces rythmes.

Cette augmentation de volume lors d’une phase passive est l’effet d’un élément pénétrant à l'interieur du muscle. Les rythmes assez rapides (6 à 12 pulsations/minute en moyenne) ne nous autorisent pas à penser qu’il s’agisse de liquide extracellulaire ; seul le sang présent dans cet environnement peut jouer ce rôle.

L’ensemble des éléments permettant une telle hypothèse sont tous présents dans le muscle squelettique :

-Les réservoirs : Représentés par les veinules présentes au sein du muscle.

-Le moteur : Représenté par les fibres oxydatives lentes.

-Le système de contrôle à l'arrivé du sang : Le volume de sang arrivant dans le muscle est contrôlé par la vasodilatation / vasoconstriction des artérioles ainsi que par la présence de glomi permettant de shunter les capillaires. Ceci dénote la nécessité d’un apport en sang supérieur aux besoins locaux, la vasoconstriction des artères et artérioles permettant un apport régulé du volume sanguin.

-Les récepteurs contrôlant les pressions internes du muscle : Les fuseaux neuromusculaires.

-Les réccepteurs adaptatifs aux contraintes dynamiques externes : Les organes de Golgi.

Il existe trois grandes catégories de fibres musculaires dans le muscle strié

Les fibres oxydatives lentes semblent être les plus à même d’assumer la fonction motrice de la circulation de retour en dehors de tout autre type de contraction musculaire

Évidemment ces contractions ne sont pas provoquées par la totalité des fibres musculaires. Pour le type de fibres concernées, les fibres oxydatives lentes semblent être le plus à même d’assurer cette fonction. Et ce pour leur faible vitesse de fatigabilité et la lenteur de leur contraction. Ce qui renforcerait cette hypothèse est la faible taille des motoneurones des fibres oxydatives lentes qui réagissent, au niveau de l’activité synaptique, à des seuils moins importants aux variations d’échanges Na+ par rapport aux fibres oxydatives rapides ou glycolytiques. Mais il est également probable que ces fibres n’agissent que de façon séquentielle les unes par rapport aux autres au sein du même muscle.

Nous avons donc ici le modèle d’un système de retour vasculaire qui peut fonctionner de façon autonome. Nous verrons toutefois dans la section "Caractéristiques neurologiques de la MMP" qu'un contrôle des centres supérieurs existe et que la MMP peut-être partiellement contrôlée par la volonté.

La MMP présente quatre caractéristiques fondamentales :

  • L’adaptabilité :

1. A l’homéostasie locale

La contraction des fibres oxydatives lentes ne se fera que lorsque le muscle aura laissé ses veinules ce remplir d’une certaine quantité de sang. Le fait de lever ou de baisser le bras modifiera le rythme de la MMP qui reprendra un court régulier après un certain temps (quelques secondes), et ce pour équilibrer les pressions dans le muscle.

2. Aux tensions musculaires avoisinantes

La MMP agit également lorsque le muscle est en phase de contraction statique. Lorsque nous sommes debout immobiles, la MMP intervient pour faire remonter le sang. Les fibres oxydatives rapides se contracteront en isométrique (sans provoquer de déplacement) pour assurer le maintien en station debout. Mais ces contractions isométriques ne peuvent assurer une fonction vasculaire. Ce sera le travail des fibres oxydatives lentes qui se fera en tenant compte de la pression interne exercée sur le muscle par la contraction des précédentes.

3. Aux pressions périphériques

Si vous serrez un ballon rempli d’eau, vous en modifierez les pressions internes, il en est de même pour le muscle. Le muscle ne se videra de son sang que lorsque le volume de celui-ci aura atteint un certain niveau.

4. Aux besoins locaux

Il y aura augmentation locale des rythmes de la MMP en fonction des besoins locaux. Après une course, les muscles des jambes pulseront plus vite que ceux des bras.

  • La rythmicité

Il existe une série de contractions donc une certaine rythmicité. Le rythme de la MMP va de 4 à 15 pulsations par minute, avec des valeurs « normales » situées autour de 8 à 12 pulsations par minute. Les rythmicités "hors normes" pouvant être provoquées par des lésions fonctionnelles, diverses pathologies, des troubles d’ordre génétique, par certains actes thérapeutiques ou par une activité physique intense.

  • L’alternance

Deux groupes musculaires caractérisent la MMP :

  1. Un groupe musculaire Inspir dont les fibres oxydatives lentes se contractent pendant une inspiration pulmonaire suivant une apnée en expir.
  2. Un groupe musculaire Expir dont les fibres oxydatives lentes se contractent pendant l’expiration pulmonaire suivant une apnée en inspir.

 

  • La relation entre la respiration pulmonaire et l’activité de la MMP

Lorsque nous sommes en apnée, la MMP ralentit progressivement.

Il n’y a pas de parallélisme parfait entre le rythme pulmonaire et la rythmicité de la MMP, il n’y a qu’une pseudo tentative de synchronisme.

 

MMP 2 - Description de la MMP

Nous décrirons ici les trois phases de la MMP

• Phase d’adaptation et de remplissage.
• Phase de contraction et de vidange
• Phase de remplissage

1. Phase d’adaptation

Durant cette phase, le muscle augmentera sa masse sanguine jusqu’à un point seuil qui déclenchera la phase de contraction.
Le seuil de tension, déclencheur est sensible aux modifications de pression (notamment lors de la palpation), de positionnement du segment testé (le fait de lever ou baisser le bras pour tester un biceps brachial)
Cette phase peut durer plus de dix secondes en fonction du temps de remplissage du muscle et d’adaptation aux tensions environnantes pour atteindre le seuil de pression. Durant cette phase, le volume du muscle s’accroît dans les trois plans de l’espace.

2. Phase de contraction

C‘est la phase d’éjection du sang veineux. Le muscle se contracte et son volume décroît pendant que la longueur et la circonférence de son corps charnu diminuent. Cette phase dure environ 3 secondes. La diminution de la longueur du corps charnu traduit une contraction musculaire. Paradoxalement il faut noter que lors de cette phase de contraction, le diamètre du muscle diminue.

3. Phase de remplissage

Nous revenons en boucle à la phase de remplissage mais sans la phase d’adaptation, à condition qu’il n’y ait pas de modification des vecteurs externes. Cette phase durera environ trois secondes.

Bien sûr la première et la troisième phase sont une et même phase. Nous les avons dissociées ici pour un souci de précision.

 

MMP 3 - Caractéristiques neurologiques de la MMP

Nous vous présentons ici quelques caractéristiques neurologiques de la MMP, elles sont capitales dans la compréhension de son fonctionnement, elles vous permettrons de mieux apréhender l'importance d'un tel système. Elles nous guident et nous confortent dans le choix du Fuseau neuromusculaire et des Organes de Golgi comme récepteurs d'une des entités fonctionnelles ayant un seuil de sensibilité les plus élevés.

Nous utiliserons pour mettre en évidence les modalités de transmission des informations liées à la MMP les trois outils suivant :

  1. Les polarités magnétiques sud et nord des aimants qui augmentent ou diminue la fréquence de la MMP (selon la zone testée) chez un sujet sain.
  2. La méthode "Ataëv" était utilisée par l'auteur du même nom pour mettre en évidence l'inflence de la volonté d'un sujet sur l'activité musculaire. Cette méthode montrait que la température d'un muscle s'élevait lorsqu'on demandait à un tétraplégique d'essayer de contracter un muscle dont il n'avait plus le contrôle.
  3. Les apnées inspir ou expir qui chez un sujet sain vont progressivement figer les fréquences de la MMP.

Voici un tableau comparatif succinct de l'effet de différentes lésions sur les fréquences de la MMP.

Nous traitons les apnées globalement (inspir et expir) car bien qu'elles produisent des effets différents sur les groupes musculaires, elles indiquent les mêmes variations de rythmicité.

Les muscles testés avec les aimants sont les fléchisseurs principaux des membres testés (biceps brachial ou quadriceps). Les valeurs sont inversées pour les muscles antagonistes.

Les techniques Ataëv s'adressent à l'ensemble des muscles du corps.

MMP Fréquence Apnée Aimants Ataëv
sud nord
Sujet sain Normale → 0
Lésion médullaire Normale → 0
Section du nerf Normale → 0 =

Nous observons que :

  1. Le fait de vouloir contracter un muscle influence la MMP lors d'une lésion de moële épinière, mais pas en cas de section de nerf. La voie véhiculant l'information est bien nerveuse mais peut shunter un ou plusieurs étages vertébraux. Nous pouvons expliquer ce phénomène soit par le fait que la motricité d'un muscle est assurée par plusieurs étages vertébraux, soit par l'utilisation des voies ascendantes et descendantes des fibres 1a des Fuseaux neuromusculaires passant ainsi également en pont la lésion médullaire.
  2. Lors de l'apnée la MMP se fige même lors d'une section de nerf, ce qui nous fait penser à un mode de transmission mécanique par étirement et relâchement musculaire. À l'instar du muscle cardiaque l'activité de la MMP est semi autonome modulée par les centres nerveux supérieurs (noyaux sous thalamiques?).
  3. Que l'activité locale est influencée même lors d'une section nerveuse totale par les pôles sud ou nord d'un aimant. Il y a donc localement une possibilité d'influencer les fréquences de contractions musculaires sans passer par l'intermédiaire des nerfs (contrôle local).

Nous en déduisons donc que le fonctionnement de la MMP est semi-autonome, adaptatif et controlé par les centres nerveux suoérieurs. Nous pouvons également dire qu'il existe une recherche de synchronisation et d'adaptation locale aux conditions circonstancielles générales et locales.

 

MMP 4 - Palpation de la MMP

Prenons pour exemple le biceps brachial.

Le sujet est allongé et le thérapeute saisit le corps charnu du biceps entre le pouce et les autres doigts de la main. –Tout d’abord vous ne perçevrez rien, puis progressivement vous sentirez  vos doigts s’écarter durant plusieurs secondes. Il est important alors que la pression (de faible intensité) que vous exercez soit la plus constante possible*.

–Puis vous devriez perçevoir une diminution du volume du muscle pendant environ 3 secondes, puis à nouveau un accroissement de la tension pendant également aux alentours de 3 secondes et ainsi de suite.

Ce phénomène s’arrête dès que le sujet mobilise son bras ou contracte son muscle. Il en est de même si le bras est mobilisé passivement.

On notera que lors de la phase de remplissage (dilatation du muscle), le corps musculaire augmentera dans son axe transversal, mais aussi dans son axe longitudinal et réciproquement lors de l’expulsion (diminution de volume du muscle).

Il est à noter que l’augmentation et la diminution de volume se font dans les trois plans de l’espace.
À noter également que lors de la phase de contraction le volume du muscle diminue.

Cette motilité n’est perceptible d’emblée que par un thérapeute aguerri à la palpation "fine" ; il faut une main "ostéopathique"** pour ressentir une telle modification de tension ou un écartement de la masse musculaire.

Remarques :

  • La difficulté de cette palpation est d’appréhender la première phase de vidange.
  • *Toute modification de tension ou de pression, générée par le thérapeute sur le muscle, viendra perturber la contraction musculaire (cf. plus haut, la pression à maintenir la plus constante possible).
  • **Un apprentissage de ce type de palpation est bien sur possible pour un néophyte.

Pour les non initiés à ce type de palpation:

Allongez un sujet sur le dos.

Asseyez-vous à ses cotés de manière à lui faire face.

Placez votre main sur sa cuisse en écartant la main, pouce et auriculaire écartés, épousez la forme de sa cuisse avec votre main, relâchez les tensions de celle-ci. Détendez-vous et progressivement vous sentirez vos doigts s'écarter et se resserrer de façon rythmique. C'est l'activité de la MMP.

 

Physiologie des médecines énergétiques

Les rythmes de la MMP sont sensibles à plusieurs types d’influences extérieures. Cela nous a permis de mettre en place quelques tests adéquats et d’amorcer les explications de l’influence des médecines dites énergétiques.

Les facteurs influençant la MMP.

La chaleur (moxibution) :

  • Elle ralentit le rythme de la MMP de façon systématique.
  • Elle a un effet relaxant, mais favorise les tendinites.
  • Le tonus musculaire local diminue.

Le froid :

  • Il augmente le rythme de la MMP de façon systématique.
  • Il a un effet draineur par accélération vasculaire locale et lymphatique.
  • Le tonus musculaire local augmente.

 

 

 

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